Comprendre
Diagnostic et traitements
Comment se pose le diagnostic, pourquoi il se fait souvent attendre, et quelles solutions existent pour réduire la gêne au quotidien.
L’essentiel en 3 points
Un diagnostic clinique
Il repose sur l’observation et l’histoire des tics, pas sur une prise de sang ou une IRM.
Traiter n’est pas toujours nécessaire
Quand les tics gênent peu, comprendre et être compris suffit souvent.
Des solutions existent
Thérapies comportementales et médicaments peuvent atténuer nettement les tics si besoin.
Sur cette page
Le diagnostic · L’errance diagnostique · Thérapies comportementales · Médicaments · Troubles associés · Prudence
Comment se pose le diagnostic ?
Le médecin s’appuie sur trois critères : plusieurs tics moteurs et au moins un tic vocal, présents depuis plus d’un an, apparus avant 18 ans. Il écoute le récit de la famille, observe les tics et vérifie qu’aucune autre cause ne les explique mieux.
Les tics diminuent souvent pendant la consultation. Filmer quelques épisodes à la maison avec un téléphone aide beaucoup le médecin.
Le diagnostic est posé par un neurologue, un neuropédiatre ou un pédopsychiatre, idéalement dans un centre de référence ou de compétence.
Pourquoi est-ce si long ?
Une étude financée par l’AFSGT auprès de 25 familles a montré que les premiers médecins consultés pensent rarement au syndrome : allergie, problème ORL ou de vue, trouble de l’attention… Beaucoup de parents décrivent des années d’attente avant d’obtenir un nom, et un vrai soulagement quand il est enfin posé.
Lire l’étude sur l’errance diagnostique →
Les thérapies comportementales
C’est souvent la première approche proposée. Avec un thérapeute formé, la personne apprend à repérer la sensation qui précède le tic et à lui opposer un geste incompatible, moins visible ou moins gênant. Ces méthodes demandent de l’entraînement, sur plusieurs semaines, et donnent de bons résultats chez beaucoup d’enfants et d’adultes.
Les médicaments
Quand les tics sont douloureux, épuisants ou très handicapants, le médecin peut prescrire un traitement. Il faut souvent quelques ajustements avant de trouver le bon médicament et la bonne dose, avec des effets secondaires à surveiller. Le traitement se décide toujours avec un médecin, jamais seul.
Prendre en charge les troubles associés
Le trouble de l’attention, les TOC ou l’anxiété gênent parfois plus que les tics. Les repérer et les traiter fait partie du suivi, et améliore souvent beaucoup la vie scolaire et familiale.
Attention aux méthodes qui promettent une guérison : aucune n’a fait ses preuves. Avant d’essayer une pratique, parlez-en à un médecin d’un centre expert.