Comprendre
Le syndrome de Gilles de la Tourette en bref
Des tics qui durent, des sons ou des gestes qu’on ne contrôle pas : voici l’essentiel pour comprendre ce qui se passe, sans jargon.
L’essentiel en 3 points
Un trouble neurologique
Les tics ne viennent ni de l’éducation ni d’un manque de volonté.
Des capacités intactes
L’intelligence n’est pas touchée. Études, travail et vie de famille sont possibles.
Une évolution souvent favorable
Les tics diminuent fréquemment à la fin de l’adolescence.
Sur cette page
Qu’est-ce que c’est ? · Les tics · Idées reçues · Troubles associés · Évolution
Qu’est-ce que c’est ?
Le syndrome de Gilles de la Tourette est un trouble neurologique qui apparaît pendant l’enfance ou l’adolescence. On parle de syndrome quand une personne a plusieurs tics moteurs et au moins un tic vocal, pas forcément en même temps, depuis plus d’un an.
Il porte le nom du médecin français qui l’a décrit en 1885, Georges Gilles de la Tourette.
Les tics
Un tic est un mouvement ou un son soudain, rapide et répété, qui survient sans qu’on le décide.
- Tics moteurs : cligner des yeux, hausser les épaules, secouer la tête, toucher, sauter.
- Tics vocaux : renifler, se racler la gorge, émettre des sons, répéter des mots.
- Une sensation d’avant : beaucoup de personnes ressentent une tension ou un inconfort juste avant le tic, que le tic vient soulager.
Les tics varient d’un jour à l’autre et changent de forme avec le temps. Le stress, la fatigue ou l’excitation les augmentent souvent ; une activité qui absorbe l’attention peut les apaiser.
Trois idées reçues
- « C’est dire des gros mots. » Non : les gros mots incontrôlés (coprolalie) ne concernent qu’une minorité de personnes.
- « Il le fait exprès. » Non : on peut parfois retenir un tic un moment, au prix d’un gros effort et d’une tension qui finit par lâcher.
- « Ça empêche de réussir. » Non : avec un accompagnement adapté, la scolarité et la vie professionnelle sont possibles.
Les troubles souvent associés
Chez beaucoup de personnes, d’autres difficultés accompagnent les tics et gênent parfois davantage au quotidien :
- trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ;
- troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ;
- anxiété ;
- crises de colère, difficultés à gérer ses émotions.
Les repérer fait partie du diagnostic, car ils orientent l’accompagnement.
Comment ça évolue ?
Les premiers tics apparaissent le plus souvent pendant l’enfance. Ils sont souvent plus marqués vers le début de l’adolescence, puis diminuent nettement chez la plupart des personnes à la fin de l’adolescence, parfois jusqu’à devenir discrets. Environ un tiers des personnes gardent des tics à l’âge adulte.